Au Public
Pour leur 16e édition, les IG cultivent les traits qui ont fait sa marque de fabrique.
Mais elles cultivent davantage leur mutation perpétuelle en prenant de court les accélérations flagrantes qui bouleversent notre monde, y compris les arts et la culture. Elles cultivent la continuité et la rupture.
Pour ce qui est de l’éclectisme et de la popularité, nous avons choisi résolument d’installer sur nos scènes, à Montpellier et son agglomération, dans l’Hérault et dans notre région le Languedoc-Roussillon, des talents rares en exclusivité ou quasi-exclusivité pour le festival avec un répertoire qui allie la finesse et les notes qui vont droit au cœur de nos concitoyens. C’est le cas de The Divine Comedy, de Kaki King, d’Anna Calvi, de Marc Ducret, de Dick Annegarn, de Saul Williams ou encore d’AaRON.
Nous avons fait la part belle à la création dans cette édition. Outre notre projet décennal Opéra Rom, les créations de Renan Luce et ses acolytes, de Vincent Ségal et Ballaké Sissoko, d’AaRON, et de Chicuelo & Duquende autour de Camaron, sont des moments remplis de promesses de qualité et d’émotions.
Le spectre géographique du festival, s’appuyant sur une volonté politique franche, s’intensifie et repousse un peu plus ses frontières. Les IG sont présentes dans quatre départements du Languedoc-roussillon, dans dix-sept communes de l’Agglomération de Montpellier, et dans dix-neuf communes du département de l’Hérault. Fait unique, le festival s’ouvre simultanément dans la capitale du Languedoc, dans la capitale de la Lozère et dans la belle ville d’Aigues-Mortes.
L’universalité du festival ne souffre d’aucun repli : les artistes de cette édition nous viennent de treize pays et d’autant de cultures musicales. Si nous sommes attachés à une continuité ; à l’origine d’une communion avec notre public, nous n’avons pas oublié que la rupture, antidote à l’inertie des habitudes, est une nécessité vitale pour un festival, s’il a l’ambition de remplir ses devoirs envers ce même public. La présence de Kaki King, de Youn Sun Nah, de Renan Luce, de Saul Williams, d’Elliott Murphy, d’Albert Lee, d’AaRON, est un signe fort d’un renouveau et d’une prise de risque pour faire découvrir à notre public des talents rares.
Le festival renforce sa présence et son interaction avec les forces vives de la culture et du monde associatif à Montpellier et dans toutes les communes dans l’agglomération, le département et dans la région.
Ce sont plus de 280 concerts, expositions, conférences, et animations qui seront dédiés aux volets de la démocratisation de la culture.
Notre préoccupation demeure toujours de donner du sens à chaque pas de notre démarche.
Alors, bon festival à tous !
Talaat El Singaby
Directeur des IG
